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Pratique de la pasteurisation
- Origine de la pasteurisation
- Principe
- Application
- Le chauffage à l'aide d'un échangeur de chaleur
- Le chauffage au moyen d'un appareil à électrodes
- Utilisation du thermoplongeur
- Recommandation de sécurité
- Incidents pouvant arriver pendant la pasteurisation
- Mise en bouteilles en remplissage à chaud
- Pasteurisation au bain-marie
- Pasteurisation des jus de raisin
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ORIGINE DE LA PASTEURISATION
Au cours de son évolution, devenu
sédentaire, l'homme chercha à conserver baies et fruits pour une
consommation ultérieure. Il dut alors constater que la moisissure et la
pourriture rendaient ces produits non consommables. Pour cette raison, il
commença à broyer les fruits pour en extraire le jus et l'entreposer.
Pendant des millénaires, on ne comprenait pas pourquoi les jus doux
bouillonnaient après peu de temps, avec de petites bulles remontant à leur
surface, pourquoi ils se troublaient et pourquoi des particules se
déposaient au fond des vases.
Vers 1620 seulement, le chimiste
allemand J.J Becher observa que seuls les liquides doux fermentaient. Par
la suite, de nombreux savants ont étudié le processus de la fermentation
alcoolique, les levures et les micro-organismes engendrant des maladies.
Comment pouvait-on maîtriser le processus de la fermentation et les causes
d'altération ? Cette question resta longtemps sans réponse. Ce n'est qu'au
XIXe siècle que le chimiste et biologiste français Louis Pasteur aborda ce
problème, des marchands de vins et brasseurs lui ayant demandé de leur
accorder son aide pour combattre diverses altérations de 1eurs produits.
Au cours de ses travaux sur des
boissons fermentées présentant des défauts de qualité, Pasteur fut amené a
se pencher sur la formation de l'acide lactique et découvrit qu'elle avait
pour origine une bactérie microscopique en forme de bâtonnet. En même
temps, il décela que les fermentations étaient dues à un certain type de
micro-organismes, les levures. Pasteur était d'avis qu'il devait être
possible d'interrompre la fermentation. Aussi, il démontra que les levures
et de nombreux autres micro-organismes pouvaient être rendus inoffensifs
par un échauffement à 70° C. Il a ainsi révélé que l'on pouvait, grâce à
ce procédé, conserver les précieux jus de fruits et les préserver d'une
transformation en fermentation. Sans le savoir, il posa le fondement de
l'utilisation sans distillation des jus de fruits, si importante de nos
jours.
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Principe
Utilisation d'un traitement thermique visant à tuer les moisissures et à
inactiver les organismes qui pourraient altérer le jus. Les levures, responsables de la fermentation, sont détruites
à la température de 68°C. Cependant, afin de pallier à un défaut de l'homogénéité de température du jus ou de la précision
du thermomètre, le jus se chauffe à la température de 75°C. Une élévation supérieure de la température dénaturerait le jus qui
perdrait alors ses qualités gustatives et nutritionnelles.
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Application
Différentes méthodes permettent de chauffer un jus. En voici deux:
Le chauffage à l'aide d'un échangeur de chaleur
Le jus à chauffer circule dans l'échangeur en sens inverse de l'eau chaude, prélevant
au passage les calories de cette dernière. La source d'énergie pourra être l'électricité, le gaz, une chaudière de
chauffage central ou encore une chaudière à vapeur. Avec ce système, le débit de jus chaud est continu.
Le chauffage au moyen d'un appareil à électrodes (thermoplongeur)
C'est le système le mieux adapté pour la pasteurisation des jus dans le cadre
familial. En effet, ce système demande peu de matériel et reste simple d'emploi:
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Thermoplongeur |
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Un thermoplongeur
comprenant trois électrodes (charbons) est alimenté par du courant
électrique 380 volts. Il est plongé dans le jus à chauffer. Le jus contenant
des substances dissoutes (sucres) jouera le rôle de résistance au passage du
courant électrique; il s'ensuivra une élévation de la température du jus.
Plusieurs longueurs d'électrodes sont disponibles sur le marché. Leur choix
sera effectué en fonction de la richesse du jus en substances dissoutes.
Plus il est riche, plus les électrodes seront courtes. Les électrodes sont
choisies de façon à obtenir un débit électrique pour l'installation de 10 à
12 ampères. Si l'on utilise un courant trop fort (électrodes trop longues),
le jus peut prendre un goût de cuit. La consommation d'électricité va
diminuer au fur et à mesure que le jus s'échauffe puisque la résistance
électrique du jus diminue lorsque sa température s'élève. Une consommation
électrique trop forte ou une installation électrique trop faible feront
fondre les fusibles et obligeront l'utilisation de charbons plus courts. Le
branchement de l'appareil se fait sur une prise alimentée en courant
triphasé, l'appareil lui-même répondra aux normes de sécurité en vigueur et
sera donc équipé d'un disjoncteur pour courant de défaut.
Attention: lors du remplacement des charbons, nettoyer le filetage avant de les visser.
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Utilisation du thermoplongeur
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Bonbonne
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Appareil à électrode "Pasteur"
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Capuchon de protection (les électrodes
se trouvent à l'intérieur du capuchon en matière isolante
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Câble
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Support de réglage
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Thermomètre
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Trop-plein
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Robinet de soutirage
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Le jus
préalablement clarifié est transvasé dans des bonbonnes de 25 litres, en
plastique ou verre en prenant garde de ne pas bouger la cuve, ce qui
remettrait les bourbes en suspension. Le remplissage des bonbonnes peut se
faire par siphon ou soutirage à partir de la cuve.
Placer la
bonbonne sur un banc de pasteurisation, si possible en bois (isolation
électriques à une hauteur de 30 à 40 cm pour faciliter le travail.
Fixer le
«trop-plein» pour recueillir l'écume et le jus qui pourrait déborder
durant la pasteurisation.
Introduire
le thermoplongeur jusqu'au fond de la bonbonne, de façon à ce qu'il soit
légèrement penché mais pas trop proche du robinet de soutirage.
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Placer le
thermomètre dans le logement prévu à cet effet.
Enclencher
l'installation. Lorsque le jus est très froid et que l'on travaille avec
des bonbonnes en verre, il convient de brasser le liquide lorsqu'il a
atteint 45° C en soutirant 3 à 4 litres qui seront remis dans la bonbonne,
ceci afin de prévenir le risque de casse. En effet, la bonbonne supporte
difficilement une différence de température entre sa base et son sommet.
Débrancher le thermoplongeur pendant cette opération.
Chauffer le
liquide jusqu'à ce qu'une température de 75° C soit atteinte dans
l'ensemble du volume.
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RECOMMANDATIONS DE SÉCURITÉ
Le thermoplongeur
utilisant le courant fort (380 volts) ne doit en aucun cas être
enclenché avant d'être immergé dans la bonbonne. De même, il sera
déclenché avant d'en être ressorti.
Pour prévenir tout risque de brûlure ou
d'électrocution, l'utilisateur se munira d'un tablier plastique et
de bottes en caoutchouc.
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INCIDENTS POUVANT ARRIVER PENDANT LA PATEURISATION
Le disjoncteur "EFI"
se déclenche lors de la mise en service
- Changer les 3 joints d'électrodes.
- Vérifier l'état du câble plongeur (ne doit pas être fissuré).
Les fusibles fondent
- Installation électrique trop faible, vérifier la puissance des fusibles.
- Réduire la longueur des électrodes.
Échauffement du câble
- Courant électrique trop fort, réduire la longueur des électrodes.
Échauffement des fiches et des prises électriques
- Vérifier le serrage des fils.
Chauffage très lent (plus de 20 minutes pour 25 litres)
- Il manque une phase, vérifier les fusibles
- Mettre des électrodes plus longues
- L’alimentation électrique du bâtiment est déficiente (grosse consommation)
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MISE EN BOUTEILLES EN REMPLISSAGE A CHAUD
Pour de faibles quantités, (moins de 20 litres) il est possible de remplir des bouteilles à chaud, avec du jus chauffé dans une casserole.
Les bouteilles, bocaux à vis ou à étrier sont soigneusement lavés et ébouillantés. Afin d’éviter l’éclatement, ils doivent être encore bien
chauds lorsqu’ils sont remplis à ras-bord de jus chauffé à 75°C, et fermés immédiatement. Les bouchons et couvercles peuvent être trempés
préalablement dans une solution d’eau additionnée de 2% d’acide sulfureux à 5% afin qu’ils soient parfaitement désinfectés.
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PASTEURISATION AU BAIN-MARIE
Pour de faibles quantités également, il est possible de pasteuriser les bouteilles dans une chaudière ou une marmite à
stériliser à bain-marie, de la manière suivante:

Déposer une grille ou claie en bois au fond de la chaudière ou de la marmite à stériliser.
Remplir les bouteilles ou bocaux de jus froid, jusqu’à 5-6 cm du bord (avec la chaleur, le jus arrivera jusqu’au rebord du contenant).
Déposer les bouteilles dans la chaudière ou la marmite en veillant à ne pas qu’elles se touchent.
Remplir la chaudière ou la marmite d’eau froide jusqu’à un minimum de ¾ de la hauteur des récipients.
Chauffer à feu doux jusqu’à ce que la température du jus dans les bouteilles atteigne 75°
Retirer les bouteilles et les déposer sur une surface en bois, les boucher immédiatement comme pour le remplissage à chaud.
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PASTEURISATION DES JUS DE RAISIN
Les jus de raisin sont parfaitement adaptés à être conservés sans fermentation, toutefois certaines particularités sont à relever:
La clarification enzymatique n'est pas réalisable en raison de la composition du jus. On aura recours au
débourbage ou à une filtration.
Le jus de raisin étant plus riche en sucre que le jus de pomme, le départ en fermentation sera plus
rapide si la température du jus atteint 15° C.
La technique de pasteurisation du jus de raisin est la même que celle utilisée pour celui de pomme.
Cependant, la teneur en sucre plus élevée qu'il contient impose l'emploi d'électrodes plus courtes (35 mm).
Le matériel de conditionnement, de stockage et d'entreposage sera le même que pour le jus de pomme.
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